Lettre d’information d’ESCHIL - Equipe SCiences Humaines de l’INSA de Lyon
numéro 3 : mars 2009
nouveau : le site web d'ESCHIL
Le site web de notre équipe est désormais disponible à l’adresse http://eschil.insa-lyon.fr
Vous y trouverez une présentation de notre équipe et de nos axes de recherche, le programme de nos activités, toutes les newsletters, et bien d’autres informations encore…
© Evelyne ROGNIATLoi de Coulomb = "Deux masses magnétiques ponctuelles s'attirent ou se repoussent en raison inverse du carré de leur distance".
séminaire eschil : « actualités de nos recherches »
Les séances du séminaire ESCHIL ont lieu les jeudis, de 13h30 à 15h30, en salle de réunion des Humanités.
Séminaire 2007-2008 : compte rendu des dernières séances
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jeudi 6 mars 2008 : Jean SOUBRIER, angliciste, professeur à
l’Université Lyon 2 : « Langues techniques et scientifiques :
chassez le culturel, il revient au galop. » Invitée et
discutante : Véronique BOULHOL, responsable de la filière
Lettres de l’IUFM de Lyon
Résumé de la communication de Jean Soubrier -
jeudi 3 avril 2008 : Enrique Sanchez Albarracin, PRAG d’espagnol,
docteur en études ibériques et latino-américaines : « Les facteurs
socio-culturels dans les représentations mathématiques : étude de
cas sur une population d'élèves ingénieurs français et
latino-américains. » Invitée et discutante : Viviane
DURAND-GUERRIER, Maître de conférence HDR en Didactique des
Mathématiques, (Université Lyon 1, IUFM & LEPS – LIRDHIST)
Communication complète de Enrique Sanchez Albarracin -
jeudi 15 mai 2008 : Françoise ODIN, PRAG de lettres modernes : «
Peut-on concilier arts et sciences ? » Invité et discutant : Yvan
MATHEVET, Musée des Confluences
Résumé de la communication de Françoise Odin
Clôture du séminaire : « Perspectives des recherches eschiliennes… »
Séminaire 2008-2009
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jeudi 18 décembre 2008 : André BERAUD, Docteur en littérature
française, expert auprès de la Communauté Européenne : « Égalité
des chances ? Les femmes dans la recherche technologique » Invitée
et discutante : Christine CHARRETON, Maître de conférences à
l’Université Lyon 1, responsable de la mission Égalité des
chances
Voir le résumé de la communication - jeudi 12 février 2009 : Sabine REMANOFSKY, PRAG d’anglais, ENS de Lyon, chercheuse en civilisation américaine : « Un exemple de controverse religieuse au XIXe siècle : la réaction des théologiens conservateurs contre le transcendantalisme »
- jeudi 5 mars 2009 : Julien AUBOUSSIER, chercheur en Sciences de l’information et de la communication à l’université Lyon 2 : « Les mots de l’altermondialisation dans l’espace des discours médiatiques »
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jeudi 2 avril 2009 : Sylvain FARGE, germaniste, Maître de
Conférence à l’université Lyon 2 : La traduction du goût (titre à
préciser)
Attention : cette séance débutera exceptionnellement à 13h45. - jeudi 14 mai 2009 : Catherine GOUX, PRAG d’allemand : « Comprendre et pratiquer l’interculturalité. Apports d’une recherche-formation sur le « tandem » à l’INSA de Lyon »
Clôture du séminaire : « Perspectives des recherches eschiliennes… »
Responsable du séminaire : Carine Goutaland
Egalité ? Vous avez dit « égalité »?
Le Président de l’Université Lyon 1, Lionel Collet, vient d'être élu Président de la CPU (Conférence des Présidents d’Universités). Il vient également d’être chargé par Madame la Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, Valérie Pécresse, de rédiger une charte, valable pour toutes les Universités et établissements d'enseignement supérieur en France – dont l’INSA…– aux fins de promouvoir l’égalité hommes/femmes. Il fut lui-même le promoteur de la charte pour l’égalité signé en 2008 à l’Université Lyon 1.
ESCHIL a invité, lors de la dernière séance de son séminaire, le 18 décembre, Christine Charreton, chargée de mission à Lyon 1 auprès de Lionel Collet pour mettre en œuvre cette charte. Nous la reproduisons ci-après. ESCHIL entend appuyer et promouvoir cette démarche d’égalité professionnelle à l’INSA.
© Brigitte KOHLLe théorème d’incomplétude de Gödel = « Tout système formel consistant, et susceptible de formaliser en son sein l’arithmétique des entiers, est incomplet. » (“Difficile, pour un être non scientifique, de relever ce défi, un théorème, une photographie… Trouver un théorème qui me va, qui me parle, qui déclenche l’idée… Séduite par celui de Gödel, qui dit, en fait… que la vérité n’est pas toujours prouvable…”)
colloque « Génie(s) de la bricole et du bricolage »
« Génie(s) de la bricole et du bricolage. Regards transdisciplinaires » 27 & 28 novembre 2008, Centre des Humanités de l’INSA de Lyon
Clin d’œil au centenaire de l’anthropologue Claude Lévi-Strauss, il nous a paru opportun – dans une école d’ingénieurs comme l’INSA de Lyon, institut dit « de sciences appliquées » – de revisiter son concept de « bricolage », qui oppose la pensée sauvage, celle du bricoleur, à la pensée raisonnée, celle de l’ingénieur. Du sens ancien de « bricole », qui désigne un coup indirect, un mouvement incident, en zigzag, s’est développée l’activité du bricoleur qui œuvre de ses mains, en utilisant des moyens détournés par comparaison avec ceux de l’homme de l’art.
Réhabilitée avec la valeur de travail intellectuel non soumis à des règles théoriques, cette « science du concret » est mise en comparaison par Lévi-Strauss avec la démarche scientifique de l’ingénieur. C’est cette distinction que nous voulions réexaminer, à l’heure du « bidouillage » informatique, de la conception d’objets technologiques, toujours entre art et science, des performances comme mode de représentations artistiques et d’une vision du monde social comme négocié ou bricolé. Est-elle toujours pertinente, heuristique ?
C’est sous le signe de la pensée complexe que cet examen a été abordé, à partir de situations, sociales ou académiques, où le « savoir relier » est premier (voir ci-dessous le programme du colloque).
À l’image de l’équipe ESCHIL, résolument pluri-disciplinaire, qui a organisé ces journées, ont été invitées à se tisser entre elles des approches sociologique, littéraire, artistique, linguistique, mathématique et biochimiste. Enfin, discours universitaires et productions artistiques (exposition, théâtre, création vidéo) ont accompagné nos travaux tout au long de ces deux journées.- Programme du colloque
- Présentation du colloque par Françoise Odin
- La « brigade de la bricole » : saynètes et performances d’un groupe d’étudiant(e)s de Théâtre-Études (extrait video>
- Publication des actes du colloque en cours. Ils seront bientôt disponibles, en ligne, sur le site web d’ESCHIL.
© Jean-Pierre LEFEVREThéorie de la lubrification / étude des écoulements plans de faible épaisseur / écoulement entre 2 plaques parallèles au repos / Equation de Navier… Par raison de symétrie, la vitesse est maximale au milieu des deux plaques… et la répartition des vitesses est parabolique.
bricolage et art contemporain
Exposition au Centre des Humanités de cinq oeuvres du Fonds régional d’art contemporain de Bourgogne
Créé en 1984, le Frac Bourgogne a constitué une collection d’œuvres d’art contemporain représentative des enjeux artistiques actuels au plan international. Pour sa seconde exposition au Musée des Beaux-Arts de Dijon, entre décembre 2000 et février 2001, le Frac avait choisi de réaliser une exposition thématique ambitieuse intitulée « Bricolage ? ». Pour le colloque d’ESCHIL, nous avons demandé au FRAC de nous prêter certaines des œuvres de cette exposition. Cinq d’entre elles ont été accrochées :
- Gloria FRIEDMANN, Hautes herbes agitées par le vent (1983)
- Bertrand LAVIER, Lita (1988)
- Philippe MAYAUX, La perte de vue des illusions (Fata Morgana) (1998)
- Mathieu MERCIER, Structure de bois et de fluos (1998)
- Philippe RAMETTE, Balcon (1996)
Lors de l’exposition de 2001, le FRAC et le Musée de Dijon justifiaient ainsi leur choix thématique. Leurs commentaires rejoignent les débats de notre colloque :
« Bricolage ? » est une question qui se pose à l’art contemporain dans la mesure où les techniques traditionnelles de l’art, dans les domaines de la sculpture comme de la peinture, ne sont plus dominantes ni exclusives : des matériaux divers issus de la production industrielle, des objets empruntés à la société de consommation sont, depuis les années 60, couramment utilisés par les artistes dans leurs œuvres. Mais également, la combinaison des objets et des matériaux, la technique généralisée du collage ou l’association de réalités hétérogènes (textes, images, choses « récupérées »), les expériences que permettent les nouvelles technologies, donnent souvent le sentiment d’un art du mélange et de l’impureté allant à contre-courant de l’idée du Beau et de la valeur attachée pour le sens commun au domaine de l’art.
Ce que nous montrent les œuvres contemporaines, c’est pourtant leur capacité à enrichir notre sentiment esthétique, à le mettre en phase avec les réalités diverses de la société et, par le goût, à permettre à chacun de s’approprier les données d’un monde sécularisé : lorsque l’on bricole, on transforme des critères et des modèles universels, on les fait siens, on propose un usage singulier de ce qui, sans cette effraction du sujet, ne saurait mener qu’à un académisme sans vie.
Bricolage, l’art contemporain pourrait donc l’être par principe, puisqu’il s’agit pour lui de libérer le sujet du poids des conventions, de lui permettre une action sur son environnement, sur les techniques et les valeurs qui prétendent le diriger et en faire un consommateur de ce qui a été pensé et voulu pour lui.
Mais la création artistique ne se limite pas aux conditions de l’existence sociale : elle les transcende, et peut-être faudra-t-il se demander comment malgré les procédures « bricolées » qu’il met en oeuvre, l’art contemporain touche, dans ses meilleures réalisations, une dimension universelle qui échappe à la matérialité des choses, cette dimension esthétique qui est, aujourd’hui comme hier, recherchée par les artistes. »
Pour information, le site web du FRAC Bourgogne : Sur l’exposition « Bricolage ? »
Expéri-Mentales. Une expo de Photographies Rencontres
Aux murs de l’Agora des Humanités, durant toute la semaine du Colloque : une double exposition de photographies, proposée par l’association « Photographies Rencontres » : Polar Photo à quatre mails (une sorte de « cadavre exquis » de photographies, avec textes et intrigue), et Expéri-Mentales (le bricolage en photographie, mis en œuvre par cinq artistes).
Contact : Photographies Rencontres, MAPRA, 9 rue paul Chenavard, 69 001 Lyon. Photo rencontres
paroles d’auteurs…regards de lecteurs. Rencontres et ateliers littéraires au Centre des Humanités
Depuis maintenant deux ans sont proposées des rencontres littéraires au Centre des Humanités de l’INSA de Lyon. Organisées en partenariat avec l’Union des Écrivains de Rhône-Alpes, la ville de Villeurbanne et des libraires, ces rencontres prennent cette année une ampleur nouvelle.
Des échanges passionnants entre un écrivain et ses lecteurs, des textes présentés et commentés sans concession par un professeur et une étudiante, des extraits lus par les étudiants de la section « théâtre-études », et pour finir un cocktail à thème conçu par les membres de l’association étudiante Cook, tels sont les ingrédients de ces soirées ouvertes à tous.
Nouveauté cette année : des ateliers littéraires sont également proposés le samedi (voir programme) et ouverts à tous dans la limite des places disponibles. Le principe en est simple : une journée entière autour de la littérature, encadrée et animée par des professionnels (enseignants et écrivains), pour découvrir la littérature sous un autre jour, et s’essayer à l’écriture.
Venez nombreux échanger vos avis, vos impressions, vos interrogations avec l’auteur.
En savoir plus : le programme complet de cette saison de paroles d'auteurs
Contact : Philippe Bousquet et Carine Goutaland
© Patrick RANA-PERRIERThéorème de Gödel reformulé par Edgar Morin : « Dans un système formalisé, il est au moins une proposition indécidable ; cette indécidabilité ouvre une brèche dans le système qui, alors, devient incertain. »
Réflexions sur la ponctuation visuelle de la newsletter, par Patrick (Rana)Perrier
Les images qui constituent les ‘ponctuations visuelles’ de la présente livraison de la lettre d’ESCHIL sont extraites de l’exposition « Le postulat, le théorème et le photographe », présentée il y a quelques années par l’association Photographies Rencontres dans la galerie du Centre des Humanités de l’INSA de Lyon. Chaque auteur -une quinzaine au total- s’était donné comme programme, voire comme défi, de choisir un théorème, un postulat, un axiome ou une loi scientifique, pour base d’une création photographique d’où poésie et fantaisie ne seraient pas exclues.
Postulats et théorèmes ne sont en effet, pour le commun des mortels, que la partie émergée du ‘continent Science’. L’abstraction même de leurs énoncés, transparents pour les uns, opaques pour les autres, offre de nombreuses prises à l’imaginaire et à l’incarnation dans une forme poétique. L’exposition juxtaposait ainsi photographies et énoncés scientifiques dans une relation interactive. Plaisirs de la découverte et interrogations croisées étaient offerts en partage entre les représentants de ces deux mondes -le scientifique et l’artistique- ouverts à leur rencontre mutuelle. Ce projet aurait pu s’inscrire pleinement dans l’esprit d’ESCHIL refondé.
C’est pourquoi vous avez pu voir de récents travaux d’une grande partie de ces photographes auteur(e)s lors de l’exposition installée dans l’Agora du Centre des Humanités en novembre 2008 en contre point visuel et plasticien du colloque « Génie(s) de la bricole et du bricolage : regards transdisciplinaires. »
Pour complément d’informations, site collectif de l’association Photographies Rencontres
Lettre d’information ESCHIL n°3
- Contact : Carine Goutaland
- Réalisation technique et graphique: Guillaume Bouchard
- Crédits photo : Patrick Perrier











